«Réservé aux femmes» : sports, transports… pourquoi les zones non-mixtes se multiplient

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Certains, et même certaines, parlent de « sexisme inversé » pour qualifier cet endroit, mettant à mal le principe d’égalité entre les individus. D’autres le désignent comme une zone de respiration permettant une parole désinhibée, surtout pour les femmes, un espace rassurant pour des victimes de discriminations voire de violences, un entre-soi nécessaire pour plus de liberté. Voici les deux visages de la très controversée « zone de non-mixité » qui fait tant parler. Nous ne parlons pas ici de communautarisme mais d’une séparation temporaire et choisie entre les deux sexes.
Dernier exemple en date : le 12 décembre, plusieurs vidéos tournées Gare du Nord à Paris et circulant sur les réseaux sociaux montrent des personnels de sécurité de la SNCF privilégiant l’accès à un wagon du RER B aux femmes (mais aussi aux enfants, aux personnes âgées ou souffrant d’un handicap). Si la SNCF assure, dans un communiqué, qu’« il n’y a pas de rame réservée aux femmes » mais qu’il s’agissait d’un « geste d’attention » dans un souci de sécurité, il n’en fallait pas plus pour que le débat s’enflamme.

Une zone dédiée dans une manif

Lorsque le Collectif Nous Toutes, organisateur des Marches du 23 novembre contre les violences faites aux femmes, annonce sur Twitter avoir affecté un espace dans le cortège exclusivement dédié aux femmes, un déluge de critiques, voire d’insultes, s’ensuit. Et ce, même si une explication accompagnait le message : « certaines personnes, notamment des victimes de viol et d’agressions sexuelles, ne se sentent pas en sécurité dans des environnements de promiscuité avec des inconnus. » Le but était donc de leur permettre de manifester « sereinement ». « Vouloir être inclusif en excluant, c’est un concept », ironise Ronan, sur le même réseau social.
« Il y a eu débat au sein du collectif sur cette question, reconnaît Madeline da Silva, militante chez Nous Toutes et maire adjointe aux Lilas (Seine-Saint-Denis). Mais à partir du moment où vous avez des femmes qui vous disent j’ai vécu des choses violentes et je ne viendrai pas si le cortège n’a pas de zone non mixte, nous répondons : nous vous croyons et nous allons nous adapter. Évidemment, la non-mixité n’est pas la solution. Il faut travailler pour le vivre ensemble, pour transformer en profondeur une société qui violente les femmes et ne les protège pas. La vraie question est, pourquoi il y a cette demande? », rétorque-t-elle.

Déjà dans les années 1970

La non-mixité n’est pas nouvelle en France. Dans les années 1970, les féministes françaises, inspirées par les mouvements noirs américains pour les droits civiques, l’adoptent comme mode d’organisation politique. Si écarter les hommes semblait nécessaire pour mener à bien la conquête de droits pour les femmes, >>> pour lire la suite de l’article, cliquez ici.
Pierre Bouton

Pierre Bouton

Directeur de la Fédération des Offices de Tourisme de Bretagne. Passionné par le digital et la transformation des structures, il apporte son expertise auprès des OT.

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