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Source : Jean-Baptiste Lemoyne : « Soit vous partez pour 4 semaines, soit vous ne partez pas »

Pour les vacances de printemps, de nombreux Français avaient décidé de s’évader, surtout en France. Le confinement qui démarre en métropole doit les amener à reconsidérer leurs projets, a expliqué Jean-Baptiste Lemoyne sur BFMTV .

« Les professionnels ont mis en place des systèmes d’annulation ou de report », a-t-il indiqué, en louant les efforts de certains acteurs. « Gîtes de France fait partie de ces plateformes qui ont décidé de proposer le report ou le remboursement. Chapeau, parce que cela donne de la confiance. »

Gîtes de France doit annuler « plus de 50 000 contrats » ce qui représente 25 millions d’euros, selon Solange Escure, directrice nationale, citée par l’AFP.

« Rando-boulot-repos » au lieu de « métro-boulot-dodo »

Les vacances scolaires sont désormais unifiées, du 12 avril au 26 avril, quelle que soit l’académie. Mais les Français ne pourront pas partir sur cette période, en raison de la nouvelle limitation des déplacements à 10km de son domicile, sauf motif impérieux.

« Soit vous partez pour 4 semaines, soit vous ne partez pas », a ajouté le secrétaire d’Etat au Tourisme. Une manière de proposer, à ceux qui le peuvent, de vivre leur confinement dans une résidence secondaire ou familiale, voire dans une résidence de tourisme.

« Vous avez la possibilité pendant ce week-end de choisir de vous isoler ailleurs en France, en prenant toutes les précautions. Ce ne sera plus métro-boulot-dodo, mais plutôt rando-boulot-repos. Ce qui est important c’est de limiter les contacts et les déplacements inter-régionaux pendant quatre semaines. »

Télétravail à l’étranger : « Mon entreprise n’est pas au courant »

Des hébergeurs et des territoires font d’ailleurs le pari du combiné « travail et vacances ». Dans un communiqué du 1er avril, Belambra propose de « changer de cadre pour télétravailler et se ressourcer » dans des appartements « au cœur de la nature ». Son forfait comprend trois semaines d’hébergement en avril, avec accès libre à un terrain de tennis et à une aire de jeux enfants, et un espace de travail séparé avec connexion wifi.

Le teletravel, ou « workation » est une tendance qui se développe avec la crise, en France comme à l’étranger. En témoigne un envoyé spécial de France Info, aux Canaries, où 5 000 à 10 000 télétravailleurs étrangers auraient posé leurs valises. « Mon entreprise n’est pas au courant que je suis ici, confie un télétravailleur interrogé par la radio. Comme beaucoup d’autres entreprises, elle n’autorise pas le télétravail à l’étranger, pour des tas de raisons, notamment fiscales ou d’assurance. Alors je reste vague, je dis que je suis dans le sud. » Dans ces conditions, le bronzage peut parfois devenir gênant en visioconférence, et certains télétravailleurs utilisent des éclairages spéciaux pour masquer leur teint hâlé, raconte France Info.

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