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Quelles sont les ambitions de Google dans le domaine de la mobilité ?

Google développe le système d’exploitation ultra dominant, ce qui lui donne un avantage. Il s’est positionné dans le domaine de la mobilité avec Google Maps qui est le service de cartographie le plus utilisé au monde. En 2010, la société a racheté ITA Software, une société spécialisée dans le gestion des données relatives au transport aérien et en 2013 elle a racheté Waze. Aujourd’hui, la firme veut être un acteur incontournable de la mobilité. Cela fait partie de sa stratégie « Toothbrush test » (le test de la brosse à dent, ndlr) qui consiste à acquérir ou à investir dans tout service dont on se sert au moins deux fois par jour.

Google va-t-il concurrencer les opérateurs de transports ?

La société a annoncé l’achat de titres de transport dans Google Maps. Pour cela il suffit d’enregistrer sa carte bancaire dans Google Pay. Mais la société s’est lancée dans le segment du paiement avec moins de succès qu’Apple qui, elle, a signé des partenariats avec les principales banques en France. Google ne collabore qu’avec des néo-banques pour le moment. Cela réduit le nombre de personnes pouvant acheter leur titre de transport depuis Google Maps dans l’Hexagone. Pour que Google se fasse une place, il faut plusieurs conditions. D’abord, que le réseau de transports propose de valider son titre de transport directement avec sa carte bancaire, comme c’est le cas à Londres par exemple. Puis, il faut que votre banque ait signé un partenariat avec Google afin de pouvoir l’enregistrer dans Google Pay. La société a annoncé que le service serait prochainement disponible dans 80 agences de transport à travers le monde. Pourtant, il n’a signé aucun partenariat avec celles-ci. A Melbourne par exemple, les titres de transports sont dématérialisés mais il n’y a pas d’application dédiée. Tout se fait via Google Maps.

Cela pose un problème de désintermédiation. En proposant ce service, Google veut récupérer la relation client et mettre en avant son service d’itinéraire sur Google Maps. La société possède un certain pouvoir car c’est elle décide de pousser tel ou tel moyen de transport. Face à ça, les réseaux de transports n’ont pas de marge de manœuvre puisqu’on ne leur demande pas leur avis. Je pense que la bonne approche est de proposer ces nouveaux canaux de paiement pour des cibles occasionnelles, comme les touristes. Les personnes vivant sur place ont elle tout intérêt à utiliser l’application mobile de l’opérateur.

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