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Développement durable, digitalisation: le classement des étoiles pour les hôtels évolue

Source : Développement durable, digitalisation: le classement des étoiles pour les hôtels évolue

Pour prendre en compte les nouvelles exigences de la clientèle, le classement par étoiles de l’hébergement touristique va évoluer, intégrant notamment des critères liées au développement durable et à la numérisation.

En France, 87% des chambres hôtelières font l’objet d’un classement leur attribuant une note d’une à cinq étoiles. Il se fonde sur des critères bien précis, mis à jour tous les cinq ans environ depuis 2009. Le 1er avril 2022, ces critères de notation vont évoluer pour la deuxième fois, afin d’intégrer les nouvelles exigences de la clientèle, particulièrement sur la digitalisation et le développement durable.

Le classement des hébergements touristiques est géré par Atout France, l’agence de développement touristique dépendant de l’Etat. Il ne concerne pas seulement les hôtels, mais aussi les campings, les parcs résidentiels de loisirs, les résidences de tourisme ou encore les villages de vacances.

Un classement basé sur le volontariat

Concrètement, tous les cinq ans, ces établissements peuvent, sur la base du volontariat, contacter un organisme évaluateur, indépendant et objectif, accrédité par le Cofrac (Comité Français d’Accréditation). Une fois l’évaluation réalisée, allant d’une à cinq étoiles, elle est ensuite transmise à Atout France.

La dernière réforme des critères, datant en 2016, avait déjà intégré de nouvelles exigences, comme l’obligation d’avoir un site internet, la mise à disposition du Wi-Fi ou encore, la prise en compte de nouvelles normes internationales.

“Cette fois-ci, notre travail a consisté à prendre en compte les évolutions de l’offre, et l’innovation”, explique Guillaume Lemière, directeur des affaires juridiques et réglementaires chez Atout France.

Selon lui, cette grande réforme se rapproche de celle de 2009 par son envergure.

Espaces de coworking, gestion des déchets…

Parmi les nouveaux critères, la prise en compte de la “digitalisation” des services, accélérée par la crise sanitaire. “Ce n’était que partiellement pris en compte jusqu’à présent. Par exemple, le check-in (l’enregistrement) à distance n’était pas un critère”, détaille Guillaume Lemière.

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